Le siège de Géant

Le siège de Géant
Une merveille des monts Kabyè

mardi 12 janvier 2010

Lubies de riches et insensibilté d'égoïstes: Hannibal Kadhafi paie 20 millions de dollars pour un réveillon chanté par Beyoncé



20 millions de dollars pour écouter Beyoncé chanter Nikki Beach de Saint-Barth!
Il n’y a pas si longtemps Jacques Diouf martelait qu’une personne dans le monde meurt de faim toutes les 6 secondes. Ce n’est pas que le monde manque de richesses pour nourrir ses habitants à leur faim. Mais simplement parce que les riches sont devenus insensibles à la misère humaine et préfèrent s’offrir des plaisirs que de secourir les miséreux autour d’eux. 20 millions de dollars pour un réveillon à Saint-Barthélemy, si la star le mérite, c’est quand même chèrement payé. Quels soulagements ces 20 millions de dollars n'apporteraient au Niger, en Somalie ou au Soudan?
Il faudrait que les riches réapprennent à devenir humains. Comme répète un pote à moi, s'afficher égoïste et insensible, « ça la fout mal ».

(Photos:ici)

vendredi 9 octobre 2009

Blaise Compaoré, le sésame-ouvre-toi des conneries en Afrique.


Il est le président du Burkina Faso, pays des hommes intègres, le capitaine Blaise Compaoré. Mais on semble avoir oublié qu’il est parvenu à la tête de ce pays le 15 octobre 1987 à la suite d’un coup d’Etat sanglant qui a vu périr le capitaine Thomas Sankara.

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Sans toutefois m’expliquer pourquoi, j’avais eu à l’époque de chaudes larmes. J’étais au lycée et je l’avais pleuré comme j’ai pleuré Matoub Lounès, cette voix forte de la Kabylie, outrageusement assassiné le 25 juin 1998.


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Le monde entier semble ne plus se souvenir de l’horreur de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara puisqu’on confie aujourd’hui à Blaise Compaoré, la résolution de plusieurs conneries en Afrique. J’appelle ça conneries parce que le mot de « crise » est trop élégant pour nommer les jacqueries des dirigeants, opposants et hommes au pouvoir compris. Blaise Compaoré est la clef des atermoiements puérils des responsables politiques au Togo ; il est le calumet éteint que Gbagbo, Bédié et Ouattara fument en vain en Côte d’Ivoire. C’est encore lui qu’on envoie en Guinée Conakry après les ignobles massacres du 28 septembre 2009 par la junte du capitaine Dadis Camara. Ce capitaine rugueux dans les propos à l’endroit de Kouchner par exemple, écoutera-t-il le capitaine ou écoutera-t-il le chef d’Etat du Burkina Faso ?
Le durcissement de l’opposition exigeant le départ de Dadis comme préalable à toute négociation, aura-t-il raison du fougueux chef de la junte ? Il se targue de ce qu’il ne sera jamais inquiété par la cour internationale, citant les exemples du général mauritanien maintenu à la tête du pays après un coup d’Etat ; citant le général Tandja du Niger après que ce dernier a taillé la constitution du pays à sa mesure.
L’Afrique malade de ses militaires.
Pour revenir à Compaoré, on semble surtout avoir oublié les flammes dans lesquelles Norbert Zongo a péri sans qu’une enquête détermine les responsabilités. Il m’arrive de fredonner amer, écorchant en mauvais chanteur, les notes de cette chanson d’Alpha Blondy :
« Au clair de la lune mon ami Zongo
Refusa de bâillonner sa plume au Burkina Faso
Et Zongo est mort, brûlé par le feu
Que justice soit faite, pour l’amour de Dieu ».

"La démocratie du plus fort est toujours la meilleure."
Il ne sait pas si bien le dire, sauf qu’il faut préciser : LA DEMOCRATIE DES MILITAIRES EST TOUJOURS LA MEILLEURE.

vendredi 2 octobre 2009

Dadis Camara:enfin le baptème de sang pour la naissance d'un sanguinaire!

Qui est-il ce monsieur? Il paraît que c'est lui le président de la junte en Guinée Conakry après le décès de Konté. Sûr, un militaire encore. Un béret rouge. Il vient de se faire baptiser au sang de plus de cent quatre-vingt dix-sept citoyens guinéens massacrés pour que vive Dadis Camara. Lamentable! Et il veut être président de la Guinée.
Il ne peut que se définir par la terreur, la brutalité, la sauvagerie. Encore dans la logique animale de la sauvagerie bestiale, tuer est parfois un acte vital. Mais là on a tué pour quoi?
Ces meurtres de lundi et de mardi confirment la conviction que de l'armée: elle est une malédiction pour l'Afrique et même au-delà.

jeudi 17 septembre 2009

Il ne faut jamais dire jamais

Il ne faut jamais dire jamais. C'est ridicule quand même. Plusieurs fois je me suis retrouvé devant mon petit écran à suivre des films. Par plusieurs fois, j'ai vu des gens se régaler des huîtres et des moules. Et par plusieurs fois, j'ai dit, "jamais je ne mangerai ces trucs." Eh, bien voilà, c'est fait. Nathalie et Denis Lecat m'ont fait manger "ces trucs". J'ai mangé des huîtres et des moules.Le même jour en fait. Et j'ai demandé qu'on m'en rajoute. Surtout pour les huîtres.
Alors j'ai pris une photo pour me souvenir de ce goût d'huîtres arrosées au citron.

vendredi 11 septembre 2009

Lecture le 10 septembre 2009 au Café Théodore à Trézdrez Locquémeau




Le mercredi 9 septembre, il était prévu une lecture à Couleur Café à Plaine Haute, dix kilomètres environ après Saint Brieuc. La lecture était prévue pour commencer à 21 heures (heure locale), mais il n'est venu personne. Le propriétaire peiné nous a offert à dîner, Denis Lecat et à moi. Je crois que les gens étaient retenus chez eux par le match de foot.
















Le lendemain, 10 septembre par contre au Café Théodore, à Trédrez Locquémeau, plus d'une trentaine de personnes ont assisté à la lecture. J'ai d'abord lu quelques "cartes postales", des morceaux choisis d'une nouvelle "Cartes postales du quartier Zongo", que j'ai réunie avec trois autres nouvelles dans un recueil "Les coeurs muets portent des masques". Ensuite Denis et moi avons lu les trois premiers tableaux de Fétiches et refuge, le texte lu le dimanche 6 septembre 2009 et qui a fait beaucoup de bruits dans la région. Texte que les gens étaient venus en fait écouter. Le journal Le Trégor en a parlé dans son tirage du 7 et 10 septembre.
Les discussions ont porté sur la question de l'identité culturelle, sur la langue française et sur le texte Fétiches et refuge.

Il faudrait répéter des clins d'oeil au propriétaire du Café Théodore, Denis, un monsieur sympathique qui aura pour longtemps ma reconnaissance.

J'ai lu Fétiches et refuge dans les domaines du château de la Roche Jagu



Le dimanche 6 septembre 2009, à 15 heures 30, j'ai lu Fétiches et refuge, un texte théâtral issu d'une résidence d'écriture au château de la Roche Jagu à Ploëzal en Bretagne. Denis Lecat, chargé de la programmation aux Arts du Chemin, a aidé à lire ce texte de quatre personnages.






La lecture s'est faite dans le chapiteau et quatre-vingt-dix-huit personnes ont assisté à cette lecture. Sans vouloir faire la grosse tête, j'ai été personnellement touché par tous les compliments qui m'ont été faits. Parlant de l'écriture, il y a un participant qui nous approchés, Denis Lecat et moi pour nous dire combien "l'écriture était pointue", "le mot juste" et "la phrase travaillée". C'est la première fois que j'entends cela de mon travail d'écriture et mon coeur a bondit de satisfaction. De là à célébrer une réussite, je serais bien naïf. Je suis conscient quand même du travail à poursuivre. Merci à vous qui avez su apprécier.

mardi 1 septembre 2009

La traversée de l'enfer

Ceux qui parcourent nos routes, de Lomé à Dapaong ou de Dapaong à Lomé, surtout dans les transports communs, ne se souviennent plus du nombre de jurons qu'ils poussent, ni des colères qu'ils ont tues. L'état de la route est lamentable. Les chauffeurs cupides.
Je me suis ainsi retrouvé le 17 août, dans un minibus de 15 places, coincé entre 19 passagers, chauffeur y compris, plus quatre enfants en bas âge. J'avais pourtant pris un ticket à SAT, Société Adji Transport. Le car de cette société étant tombé en panne la veille, la société n'a rien fait pour contenter les passagers. Encore une tare à laver.
Le chaffeur parti de Kara, destination Lomé, malgré les nombreuses stations d'essence qu'il y a à Kara, ne s'est pas donné la peine de remplir son réservoir. Il a fallu qu'il achète son carburant au bord de la route, chez les détaillants à Bafilo, pendant les passagers coincés, poussaient d'interminables jurons.
Et comme les chauffeurs n'en avaient pas assez de la tasse bue, les policiers à Kara, à Sokodé, à Datcha et à l'entrée de Lomé ont pris au chauffeur, un mille francs. Bon, disons qu'il a déboursé 4 000 francs pour un travail que je n'ai pas compris. Parce qu'à chaque escale, les policiers sont restés sur place, aucun n'est venu regarder la surcharge dans la voiture ni ce que transportait la voiture. Au point que je me suis demandé à quoi ils servent en fait sur les routes défoncées du Togo.