(A ma cousine, Chantal Bawara, ma gorge nouée de douleur, lâche ses pets de colère:
I in pacem dei )
Ainsi donc la route ouverte
ouvre les puits de nos cœurs
c'est vrai? tu n'es plus?
la lèpre a rongé mes doigts
je tâte je tâte je te cherche petite mère
dans l'obscurité de ma peine
la nuit a rempli mes yeux
je compte tes dix doigts: entiers
quelle est ton offense aux dieux fainéants
les cœurs des hommes sont volcan
je chanterai pas la blancheur de tes paumes
les larmes inondent ma bouche
mes narines sont glue
mon cri mes cris glissent et tombent
me vois-tu
prends ma main, mère
posons le pas sur le nuage
et dansons
le
bindaré troue la nuit
viens dansons le rythme
foka
la flute
chatouille mes pieds
lâchons le pas secouons nos corps
nous coulons plus vite que l'eau de
Toul'kouli
la rivière des aubes
chante chante grand-mère le chant du conte
la terre qui a volé ton assiette
obstrue ta bouche
ton ventre pourrit plein de ses œufs
tes petits-enfants morts avant toi
font procès aux ancêtres
que s'est-il passé ma mère que s'est-il passé?
04/08/2013
4h28