Le siège de Géant

Le siège de Géant
Une merveille des monts Kabyè

mardi 9 juin 2015

Mon testament



Mon testament
La polémique sur la décision du parlement heureux païens sur le sort de vint sans Lambert nous invite à laisser par écrit nos désidératas. Dans ce testament, je cite dix maladies et précise les décisions à prendre.

Maladies (des plus graves au moins graves)
Décisions
Responsables
01
Croire en Dieu
Me renier 
Ma mère
02
Me convertir à l’islam
Me décapiter
Mon père
03
Tomber amoureux
Me faire boire la cigüe
Mon père
04
Faire la politique
Me pendre
Mon oncle
05
Devenir riche
Me jeter dans un puits
Mon oncle Alex
06
Ne plus aimer la musique
Me crever les oreilles
Ma tante Natacha
07
Cesser de lire
Me crever les yeux
Ma tante Natacha
08
Aller voter
Me renier
Tous mes parents
09
Cesser de boire
M’enterrer vivant
Mon oncle André
10
Impuissance  sexuelle
Me laisser sur une plage à Dapaong, des boulets aux pieds
Ma cousine Rufine

Signé
Noël Gnanigakwaba MAWABA

dimanche 23 novembre 2014

Les premiers ministres togolais

Ce tableau recense les premiers ministres du Togo depuis l'autonomie accordée par la France en 1956 puis l'indépendance en 1960Liez cette succession des premiers ministres du Togo avec l'histoire de la constitution. vous remarquerez que Koffigoh a obtenu la constitution de 1992; Koffi Sama a permis sa révision. après lui, Edem Kodjo et Agboyibor de l'opposition, premiers ministres sur 3 ans, n'ont rien pu faire. 
L'histoire n'a pas une mémoire rabougrie.

Nom
Investiture
Fin du mandat
Parti


On va remettre ça ! L'harmattan peul, c’était pas pour le 21 novembre 2014.


« Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Matthieu 7. 7 – 11). L’on vous donnera donc au centuple. Si vous le demandez cent mille fois.
21 novembre 2014 l’opposition togolaise a marché. Elle réclame des réformes. Ou plus précisément, elle ne veut plus de Faure à la présidence de la république. C’est en fait en cela que se résument les réformes. En face le parti au pouvoir s’arc-boute. L’argument massue est une disposition de la CEDEAO qui stipule qu’aucune constitution ne doit être touchée dans les six mois précédant une élection. Le projet de loi portant sur ces réformes a été débouté le 24 juin 2014 à l’assemblée nationale par 64 députés. Combien sont-ils de députés UNIR au parlement ? 63 me semble-t-il. Nonobstant ce rejet de l’assemblée nationale, l’opposition entame des marches afin de les obtenir. La révolution burkinabè qui a triomphé de Blaise Compaoré semble galvaniser l’opposition togolaise qui espère un effet boule de neige. L’allégorie saisonnière ne sera pas un printemps nègre, mais un harmattan peul.
Une lecture entre les lignes de ces versets fait apparaître cette clause : celui qui demande doit être digne de recevoir. Image : on ne donnerait pas des diamants à un porc qui les demande car il ira se vautrer dans la gadoue avec. On ne donnerait pas une braise, et il me plaît d’ajouter, incandescente bien qu’une braise le soit déjà, à un enfant qui hurle après elle. Goujaterie et puérilité caractérisent notre opposition. Depuis 1990, cette opposition s’est escrimée du peuple ; peuple matraqué, mitraillé, transporté, membres cassés, têtes fracassées dans les centres de santé ou déporté dans les cimetières et les tombes inconnues. 1990 – 2014 : 24 ans. L’opposition va encore s’escrimer du peuple. Faure n’est pas Eyadema ; la soldatesque du père ne se régale plus ou peu du peuple. L’œil de la communauté internationale est ouvert.
Je l’ai répété dans plusieurs de mes posts sur https://www.facebook.com/tingayama.mawo et dans mon blog, http://www.mots-trottes-rues.blogspot.com/ : cette opposition est frappée d’une inintelligence qui se métastase. Elle est percluse par une imbécilité que seule une nouvelle génération d’opposants pourra se débarrasser de ces gènes teigneux. Le discours de cette opposition manque de cohérence. Les propos sont aux antipodes des actions. Les partis politiques sont des convulsions ethniques ou tribalistes : quel parti de l’opposition peut-il revendiquer une envergure nationale ? Dans quelles autres villes du Togo l’opposition a-t-elle organisé la marche du  21 novembre ? Le Togo selon l’opposition, ne se limiterait qu’à Lomé ? Je frappe ce mot d’"impopulisme" septentrional, calqué sur le mot "d’immatérialisme", doctrine qui nie l’existence de la matière, pour affubler cette opposition. S’il existe un autre mot, je suis votre élève. Merci.  
Bref rappel : le 27 septembre 1992, le peuple togolais avait voté pour sa constitution avec limitation de mandat et mode de scrutin.
« Article 59 - Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats.
Article 60 - L'élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. »
La loi n°2002-029 du 31 décembre 2002 a procédé à la révision de la constitution et les articles cités sont devenus :
Art. 59 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq (5) ans.
Il est rééligible.
Le Président de la République reste en fonction jusqu'à la prise de fonction effective de son successeur élu.
Art. 60 : L'élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un (1) tour.
Comprenons :
« Le Président de la République reste en fonction jusqu'à la prise de fonction effective de son successeur élu. » : un président élu peut donc refuser de partir ou accidenter mortellement le nouvel élu.
Qui racontera les avatars de ce texte fondamental ? Qui désignera les auteurs de sa perversion ? En nommant Eyadema, omettra-t-on de mentionner Edem Kodjo aux législatives de 1994 lorsqu’il sema les tessons d’infidélité dans la majorité d’Agboyibor ? Quel est le tort de Faure d’avoir hérité d’une opposition cancre, cupide et d’une constitution vouée à la prostitution ? Du reste, Faure a-t-il déjà annoncé sa candidature pour 2015 ? Pourquoi ce branle-bas de jacqueries ? 

Lorsque M. APEDO-AMAH Ayayi-Togoata avait démissionné du CAR, il avait motivé son départ : je suis un intellectuel et mon discours doit contribuer au bien-être de tous les Togolais. Alors aux opposants togolais je dis : soyez intellectuels si vous n’avez ni la compétence ni le charisme pour être leader. On ne devient pas président d’un pays sur des lubies. 

vendredi 17 octobre 2014

Le tabouret de la citoyenneté

La citoyenneté a besoin d’un tabouret où s’asseoir. Lequel ? Quel menuisier pour le confectionner ? 

La citoyenneté est la résultante d’une chaîne de satisfactions. Elle est la gratitude d’un fils du pays à l’endroit de celui-ci. En revanche, celui qui pousse des jurons à longueur de journée pour des services qu’il achète et qui ne lui procurent aucune satisfaction, ne peut pas se sentir appartenir à son pays. A moins d’être patriotard, s’il n’est xénophobe, prêt à se faire hara-kiri quand la CEET passe une journée sans couper le courant ou à se vêtir d’explosifs et à aller exploser, et s’il le pouvait, le répéter dix fois, dans les domiciles de ceux qui disent que le pays, le Togo en cette occurrence, est mauvais.  Ce ne sera jamais de la citoyenneté, ce sera une déviance.   
Donc  l’action de l’Etat devrait commencer par là : amener tous les services à offrir des prestations satisfaisantes. Satisfaire au moins la majorité, si on ne peut satisfaire tous.  
La CEET : coupures intempestives du courant, nonchalance dans la réparation des pannes ; promptitude dans les coupures d’électricité pour factures en souffrance. 
ANECDOTE : Mon compteur triphasé tombe. Je fais les tests et me rends compte qu’il y a deux fusibles sur trois qui ne bossent pas. Je vais signaler la panne. Je communique le numéro du compteur et le nom du souscripteur. Les agents me demandent le  plan de situation de la maison.  Mais si une seule facture n’avait pas été payée à temps, ils ne seraient pas venus me demander un plan pour venir couper. Comment cela s’appelle-t-il ? Paresse ? Mauvaise foi ?
Dois-je rentrer satisfait ? Hmmmm !
TOGOTELECOM : vous souscrivez à 2 G0 pour internet. Mais lorsque vous réalisez le speed-test, à peine avez-vous 186 kbt/s.
ILLUSTRATION : votre boucher vous emballe deux kilos de viande. Mais au moment de manger, vous vous rendez compte que vous n’avez même pas un morceau pour mettre dans la bouche. Conclusion les deux kilos ne vous sont pas livrés. Donc le boucher est un voleur.
Cette illustration ne cadre pas avec Togotélecom, c’est pas grave : comprenez qu’ils ne livrent pas ce qu’ils vendent. Résultats : ces concerts de jurons dans les cybercafés et dans les services. Et je suis le maestro de ces concerts car pour télécharger un document de moins de 100Ko, il faut parfois attendre plus de 15 minutes.
La TdE : Ah, celle-là ! Un tuyau se casse chez vous. Vous les appelez. L’agent qui vous reçoit veut une précision : le tuyau cassé se trouve-t-il en aval ou en amont de votre compteur ? En aval ? Il ne viendra personne avant plusieurs jours. Donc l’eau qui coule vous sera facturée. En amont ? Ils rappliquent tout de suite.  
Les hôpitaux et centres de santé : la Mecque  des grognements. Personne n’y est satisfait, pas même l’agent des recettes qui regarde défiler les billets de banque sans possibilité de s’en servir librement. Le supplice de Tantale. Les soignants grognonnent. Les malades, même quand ils sont crevés, grognonnent dans leur mort. La cause est en amont : les premiers se plaignent de leur misérable salaire et nettoient leur pauvreté sur les patients déjà des crève-faim.
Les TP : nos routes ? Hmmm ! Pas besoin de discours.
Les concours : Ceux qui passent un concours sont le plus souvent des chômeurs. La composition du dossier déjà décourage : naissance légalisée, nationalité légalisée, copie de la carte nationale d’identité légalisée, diplômes légalisés. Pourtant il suffit d’une seule de ces pièces pour faire foi. Tenez par exemple : pour avoir la nationalité, il faut la naissance ; pour la carte d’identité, il faut les deux. Pour passer un examen (CEPD, BEPC, BACII), pour s’inscrire à l’Université, il faut toute cette paperasserie.  Si pour passer un concours, on doit encore redemander tous ces documents, c’est qu’il y a à un niveau de la chaîne, des incompétents, des indélicats qui permettent des fraudes.  Il faudra donc agir sur les causes de ces indélicatesses qui autorisent de faux documents et éviter en aval que pour passer un concours, on doive trimballer tous ces papiers. Et tous ces frais : naissance  légalisée : 500F ; nationalité : 500F ; carte d’identité nationale : 500F ; certificat médical : 5000F ; quittance : 5000F. Ajoutez le déplacement, les photocopies et les autres dessous de table dans  les mairies pour se faire légaliser tout cela en une matinée. Pour un chômeur, c’est le budget de tout un an.
Aux résultats, vous accourez : vous avez 35 ans, c’est votre dernière chance pour entrer dans la fonction publique, parce que, avec votre maîtrise en Lettres Modernes, vous ne pouvez pas travailler au 3ème quai du port autonome de Lomé. 
Vous avez téléphoné à votre oncle à Lomé, vous avez rallongé vos bras. Pourtant, vous écarquillez les yeux. Votre nom n’y figure pas. A votre grande surprise, votre copain/copine qui n’avait pas passé le concours, a son nom, lui /elle. Il/elle a réussi au concours de l’ENES.
La chance ?
Vous maudissez toute la terre entière. En rentrant, préoccupé sur votre bicyclette ou sur la moto que vous avez sollicitée de votre voisin, vous brulez le feu rouge et le policier vous prend : amende : 5000 Francs. Il vous fait une bonne leçon de citoyenneté. Vous êtes la cause que le pays n’avance pas. L’Etat fait des efforts vous, vous acharnez à les faire capoter.
Tous les acteurs de cette gabegie sont pourtant des compatriotes qui gueulent à télé qu’il faut être citoyen.  L’Etat devrait commencer par assainir toutes ces déliquescences avant d’asseoir une citoyenneté engagée et participative. La citoyenneté naît de la satisfaction et de la joie d’appartenir à pays.
Sinon, cette campagne sera pareille a celle que feu Eyadema avait montée sur la solidarité et « consommez produit togolais » : ridicule, lamentable, cette femme dans la pub, achetant des oranges, pour marquer la solidarité. N’importe quoi ! Comme si le Togo n’avait pas des gens qui réfléchissent et créent.
Citoyens ? Nous le sommes à la naissance. Mais nos serviteurs nous pervertissent. Il est important de rappeler que les dirigeants sont les serviteurs du peuple. Et les dirigeants doivent comprendre que lorsqu’un patron n’est pas satisfait des services de son serviteur (boy), il le vire. Et les élections sont l’occasion pour le peuple de virer ses serviteurs. Qu’ils acceptent de partir sans réclamer des indemnités de licenciement.