jeudi 13 février 2014

L’ÉDUCATION D'UNE FILLE: UNE ENTREPRISE DANS UN LABYRINTHE SANS FIL D'ARIANE


Je rencontre ce matin une cousine, classe de terminale G2. elle est supposée se rendre à son école. mais non: malgré le vent sec et frais de l'harmattan, elle est en courte jupe jeans, légère chemisette, escarpins et DVD à la main. surpris je lui demande:
- mais tu vas pas au cours?
- non, répond-elle.
- pourquoi, j'insiste?
- on n'a pas cours, justifie-t-elle.
- les enseignants sont en grève? (il faut dire que dire ces grèves des enseignants, c'est plus fréquent que les messes des dimanches)
- non, fait-elle avec un léger agacement.
- et alors?
- on a une heure de sport, deux heures de français et deux heures d'anglais. c'est tout!
- et tu dis que vous n'avez pas cours?
elle pousse un juron.
- on n'a jamais la moyenne dans ces matières.
- et où vas-tu avec des DVD? ce ne sont pas des cours de comptabilité ou de maths!
- des films indiens.
elle hésite et comme je la fixe toujours du regard en lui demandant où elle va elle finit pas dire en souriant: "chez mon petit ami"?
- tes parents le savent?
- non!
une fois parti, j'appelle le papa. il est surpris. il l'a personnellement déposée devant son école à 6h30.
je me dis : même si le National Clandestine Service (États Unis d'Amérique), le Maktab al-Khadamāt afghan, le Shin Beth israélien, la Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti russe et l'ANR togolais se mettaient ensemble, ils ne réussiraient pas à filer une fille: elle a un diable dans la tête qui lui a inventé une autre boussole qui lui indique une autre direction.
trouvez la direction!

mardi 28 janvier 2014

DES DISCOURS CLOCHE-PIED AU CHÔMAGE DES ORTHO-DÉMOCRATES

EDITO DU MOIS
Photo Noël Tingayama Mawo © Janvier 2013
Je me donne à cœur joie, puisque c’est la saison du mensonge, la civilisation des menteries, disons-le haut, l’ère du mensonge couplé aux t(u)eries, je voudrais me mentir joyeusement : le mensonge est le système politique le plus exercé. Je ne revendique pas de brevet. C’est connu.
Le mensonge a été le refuge des craintifs, des pusillanimes. Il est l'insulte malicieuse de ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir. Mensonges boucliers, mensonges soporifiques, prêches hypocrites, messes-basses, mots détournés aux sens pervertis, sens mal mâchés, mal avalés, cause des indigestions et des contusions de cerveaux : le menu est plus impressionnant qu’alléchant pour les âmes candides. Dommage qu’il n’y en a plus ! Le mensonge délimite les espaces : il maintient dans le ghetto de la misère la populace ignare, crédule, naïve et l’éloigne des menteurs qui eux se complaisent sur les tapis rouges et le velours.   
La faute est aux partis politiques, de gauche, de droite, du centre, de dos ou de face, conservateurs, démocrates, travailleurs, paresseux,… tous sans exception. Ces alambics distillent les maléfices. Tous naissent pour sauver l’homme-peuple de l’homme-pouvoir, améliorer la vie de l’homo populus. Tous carburent pourtant à l’égoïsme, à la cupidité et militent pour la survie des « chefs ». En définitive, ils deviennent la lèpre de leur cible première : l’homme misérable. Des messies diaboliques, de recruteurs d’âmes pour l’enfer sur terre !
Tout regroupement d’hommes qui vise le bien-être de l’homme se corrompt et « virose », (de « viroser », faux-mot comme fausse-monnaie) l’homo populus en péril. L’ambition est plus mortelle que le paludisme : tout le monde vise le pinacle, la vie quintessenciée. Chacun dans cette marre fangeuse, devient la marche pour l’autre, pernicieux, vicelard et sans scrupules, véreux et retord plus que le créateur même de Méphistophélès.  Hommes liges, sicaires zélés,  toute sorte d’accointance crée un tremplin pour le chef. Le chef veut être dieu. Les courtisans veulent ravir toute l’estime du chef. Plus personne ne fait son métier. Chacun empêche l’autre de faire le sien. A toutes les échelles.
Les poètes ont fui l’empyrée pour des vers sonnants et trébuchants. Dilettantes hier, faussaires aujourd’hui : même la musique renâcle à germer sur leurs lèvres. La main ne se tend plus. Le sourire se rabougrit malgré les relevés ahurissants des applaudimètres et des sondages. Le chômage sera toujours en crue. Le sida, mensonge ou pas, médiatiquement très transmissible, génocidera, (encore un faux-mot comme fausse-monnaie) la planète entière. Assurément ! La toxicité des pollutions crée des embouteillages dans les poumons. Et dans les oreilles soufflera toujours la démophonie, (il faut devenir riche, à défaut, de faux-mots) cet air lugubre de la démocratie pareil aux clochettes tintinnabulantes d’une population de fantômes transbahutant leurs cauchemars d’anciens vivants.
L’espèce humaine s’est éteinte. Ne reste plus que des bêtes humanoïdes, avec des embranchements obamoïde, hollandopithèque, merkelcéphales, poutinacées, cameroonophytes, kaddhaphage et assadophage… Obama, Hollande, continueront de distribuer des dimissoires à leurs aigrefins Faure, Sassou, Bya, Débi, Bongo, Boutéflikha, lesquels braderont à l’encan richesses et reliquaires de leur territoire.  La pauvreté est la fille aînée de l’égoïsme, malheureusement, elle a pour mères fertiles et frappées d'a-ménopause , la cupidité, l’ambition, la menterie…Aucune révolution ne sauvera l’homme de l’homme dans ce combat farouche et mortel de lycaons où même le dernier survivant se dévorera sans appétence. Le monde dépassera les mille milliards d’individus que l’homme sera mort depuis. Nos cœurs ne sont plus l'asile de l’autre, le frère; le cœur cité lamartinienne de la fraternité : "l'égoïsme et la haine ont seuls une patrie; la fraternité n'en a pas!". Ils abritent l’amour mortel de Caïn et d’Abel.


vendredi 3 janvier 2014

Réactions à l'interview de Koffi Yamgnane à lepoint.fr sur son livre "Afrique, démocratie

Le 10 Novembre, pendant que je réagissais à cet article de K. Yamgnane, il y a eu coupure d'électricité. Je viens de retrouver le brouillon. les idées sont parties, mais voici ce que je disais: 
http://www.lepoint.fr/monde/kofi-yamgnane-la-culture-de-l-assistanat-tue-l-afrique-09-11-2013-1753858_24.php


Entièrement d'accord pour ce qui est des églises, des rackets  des pasteurs et autres vendeurs de Dieu et d'Allah. mais pour ce qui est du cousin "qui vous saute dessus", la condamnation n'est pas la solution. il faut un travail de pédagogie qui offre des possibilités d'initiatives. Chez moi (j'éviterai de dire en Afrique), chez moi, quand quelqu'un réussit, il réussit pour toute la famille et pour toute sa communauté. refuser de payer l'écolage d'un neveu est de l'avarice quand on a les moyens. refuser d'aider un cousin malade à se soigner alors qu'on le peut est de la méchanceté. le faisant, cela "n'appauvrit" que l'individu qui a réussi et donne par contre des chances à la vie. ce qu'il faut combattre contrairement c'est le favoritisme, le népotisme qui installe des médiocres à des postes immérités, et donc les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous, et la régression qu'on constate envahit tous les secteurs.
ce qu'il faut surtout combattre, c'est le business de la délation, y compris le commerce de la misère, et l'assistanat maladif qui caractérise certains Togolais, pratiques que Eyadema a installées  au pays pour avoir des yeux et des oreilles partout:
- à l'époque certains avaient pour profession, lecteurs de motions de soutien: ils en vivaient, ils ont bâti des maisons avec, ils ont instruit leurs enfants avec ce qui leur était payé, étant entendu qu'ils faisaient main-basse sur les millions dont Eyadema les gratifiait. Plutôt que d'aller bêcher quelque part pour gagner quelques francs, certains Togolais se donnaient à cœur joie de marcher pour soutenir et de gagner en fin de journée 20 000 ou moins, argent distribué par Eyadema. Aujourd'hui ils sont nombreux à reprocher à Faure de ne pas faire comme son père.
- à l'époque, la délation, la traîtrise nourrissaient également leurs auteurs: profession: délateur, traître. ça n'existe nulle part. combien a-t-on payé aux "termites" qui ont rongé dans un registre, la souche de votre acte de naissance? La forfaiture, cher M. K. Y. est chèrement payée dans notre pays. cependant dès qu'on a fini de dépenser cet argent, on cherche une autre délation qui apporte de l'argent.
Il m'a été raconté que dans un bureau de vote aux dernières législatives où il y avait deux représentants de l'UFC, au dépouillement, on s'est rendu compte qu'aucun n'avait voté pour le candidat du parti qu'ils représentaient. vous comprenez donc, l'appartenance à un parti n'est effective que argent comptant.
- aujourd'hui, ces pratiques n'ont pas disparu même si on lit peu ou plus les motions. mais appartenir à UNIR est une profession. chaque activité politique est une occasion pour gagner de l'argent. et ils sont nombreux, des drop-out scolaires, des chômeurs, des délinquants, des paquets de jeunes qui comptent vivre sur ce qu'ils gagnent. Un jour que j'étais à Niamtougou, sur les coups de 5 heures, j'ai vu des files de vieilles et vieillards égrotants en file, des marmots luttant contre le froid. ma curiosité m'apprit qu'ils se rendaient à l'aéroport accueillir le président Faure qui devait atterrir autour de 11 h. donc il fallait aller plus tôt et gagner une place. sinon ils risquent de perdre les 500 francs que Faure donnerait. faire des kilomètres, attendre plus de 6 heurs au soleil pour gagner 500 francs de la journée... il faut être un plus que crevard pour le faire. et c'est cet assistanat entretenu qu'il faut combattre. ce sont les sacs de riz distribués pendant les campagnes électorales qu'il faut combattre. ce sont les t-shirts distribués à ces occasions qui développent cette mendicité.
et c'est cette sorte d'assistanat qui maintient dans la misère vos cousins qui "vous saute dessus" pour vous demander de les aider à se soigner ou à scolariser leurs fils.

Je n'irai pas aux obsèques de Dieu

Oiseau mort- Photo: NTM, 1er sept. 2012
A toutes les femmes que j'ai fait pleurer...
A toutes ces larmes qui ont bâti des digues dans ma gorge...
....
L'aube du 1er janvier 2014 a été pareille à l'aube du 31 décembre 2013: l'eau de la même rivière qui  coule...
Conclusion: Dieu est d'une incompétence!
Sinon... avec tout le pouvoir, toute la puissance qu'on lui attribue, pourquoi ne dresse-t-il pas un filet entre 2013 et 1014 pour ne laisser passer les bons hommes, moi entre autres...?
Pourquoi ne retient-il dans l'enfer de 2013, tous ces dictateurs qui affament leurs peuples, pillent les richesses de leur pays et jouissent seuls des plaisirs matériels de la vie, pendant que leurs peuples crèvent dans un dénuement inhumain: heureux les pauvres sur terre, car le royaume des cieux leur appartient: ça suffit!
Pourquoi ne maintient-il dans les feux de la Syrie, de Centrafrique, de la RDC, partout où éclatent des coups de feu pour arracher des vies à d'innocentes personnes: non, cet héritage fait de criminel, on ne veut pas l'avoir en 2014!
Tous ces pilleurs de vie devaient rester en 2013.
Je n'irai pas aux obsèques de Dieu, pour sûr, je n'irai pas. Il est complice des criminels, sinon, pourquoi n'ouvre-t-il les flots de la rivière Kara pour engloutir tous les en-treillis qui pourchassent les étudiants et les enseignants en grève? Pourquoi n'ouvre-t-il les flots des rivières pour laisser passer son peuple de crève-misère et faire périr les forts et Cie et toute la kyrielle de sinistres pollueurs?
Il a dû perdre ses pouvoirs.
On me souffle à l'oreille que Jésus le retiendrait prisonnier, sinon, depuis que ce garçonnet a débarqué, le vieil homme n'a plus fait parler de lui, comme il beuglait par feu interposé à Moïse...
Peut-être que l'artefact ne marche plus...
Donc nous sommes passés en 2014 avec notre Dieu jaloux, qui sut faire périr les philistins, les égyptiens et protéger la descendance d'Abraham, de Jacob, de David, de Moïse...et sut donner à son peuple la terre promise où coule le miel en abondance.
Donc nous sommes passés en 2014 avec notre Jésus qui a volé l'artefact de Dieu ou qui le retient prisonnier dans les écuries de Belzébuth... notre cul est dehors...
Nous sommes entrés en 2014 transbahutant nos dictateurs affameurs, assassins  et pilleurs, portant en bandoulière nos guerres meurtrières, brandissant tel l'étendard d'un navire maudit, notre inhumanité d'hommes civilisés, notre racisme, notre sida, notre paludisme, notre hépatite, nos cancers qui grignotent nos seins, nos cerveaux, nos prostates....
Plus besoin de se souhaiter de bonnes et heureuses années quand on les sait déjà sanglantes et meurtrières.
Pourquoi continuer dans l'hypocrisie pendant que des syriens meurent? Pendant que le sida tue? Pourquoi ne pas trouver un autre vœu qui brise le signe maléfique?
Alors les gars, c'est le moment de joindre nos culs pour un pet tsunami qui balaie les assassins. c'est le moment de mettre nos couille en cartel pour pisser sur les Sassou, les Faure, les Mugabe, les Biya, les Bongo, les Hollande, les Obama, tous ces sinistres sorciers...
2014 va pas être une tasse de thé. Alors incendier le soleil-ci pour faire pousser un autre: igne natura renovatur integra.
Allez, les gars, aux tripes, on sera les anges changeurs.
2014 sera ce que nous en ferons!


mardi 5 novembre 2013

Les gouvernements corrompent-ils les individus ?

C’est curieux que des personnes aux mœurs et valeurs admirables et irréprochables, une fois au gouvernement, se pervertissent et enfouissent au fond des détritus, tous ces attributs qui les faisaient briller. Au mois d’octobre 2012, j’ai discuté avec un ministre, encore au gouvernement. Il reconnaissait, navré, que la population ne fait plus confiance au gouvernement du seul fait que les richesses de ce pays n’étaient pas équitablement réparties. « Les populations en ont marre. On le sait. Rien que l’état de la nationale N°1 peut amener les populations à se révolter ». 
Ces propos de la part d’un ministre qui avait l’insulte et le mépris faciles à la télé, la dérision parfumant toutes ces interventions, m’avaient surpris. Du reste, m’étais-je consolé, le gouvernement de Faure « ferait réellement des efforts », suivant la formule consacrée pour qualifier l’hypocrisie et la déconfiture morale qui caractérisent ceux qui « tout pomponnés et tout maquillés » viennent « vendre des salades » à la télévision. 
 Hier, 04 novembre 2013, le gouvernement a fermé les écoles privées et publiques jusqu’à nouvel ordre. Parce que les enseignants, alors que les négociations se poursuivent et qu’il leur est même proposé des primes cumulées allant jusqu’à 50 000 francs CFA, « c’est quelque chose quand même, ce n’est rien », les enseignants que le bon sens semble ne plus comprendre, lancent un mot d’ordre de grève les 4, 5 et 6 novembre 2013, grève reconductible. Ce qui semble inouï, c’est que les cours sur la période, dixit les enseignants, seront considérés comme assurés, contre tout principe pédagogique et syndical. 
Rappel : toutes les fois que les enseignants en grève ont considéré certains chapitres comme dispensés, c’est que le super ministre de l’économie a annoncé qu’il déduirait ces jours de grève de leurs salaires. Pourquoi les enseignants reconduisent-ils la stratégie des « cours brûlés » ? Le 20 septembre 2012, a sorti une décision instituant les primes de logement et autres primes à ses collaborateurs. Il circule parmi les enseignants cette décision qu’ils photocopient ainsi une prière magique. J’ai eu le bonheur de connaître en deux situations différentes, l’actuel ministre de l’enseignement primaire et secondaire, Florent Manganawè. Les deux fois je suis reparti avec d’agréables impressions. Lorsqu’on l’a nommé ministre à l’enseignement primaire et secondaire, je me suis dit : voilà une bonne chose de faite. On a souvent placé à ce département des crétins journalistes incapables d’une analyse pédagogique, des impertinents bouviers, des avocaillons, des cancres mal-baisées, les becs emplis d’infects discours dont le refrain est le même : « sur instruction ferme du chef de l’Etat… » N’importe quoi ! Que foutent-ils là, s’il faut encore qu’un chef d’Etat leur donne des instructions fermes ! Conneries, ouais ! 
Florent Manganawè, why not ! The right man at the right place ! Le ministre qui arrive connaît la plainte de la craie blanche sur le tableau noir. Ses yeux ont gobé la poudre blanche de la craie. Ses oreilles sont emplies des gémissements des étudiants dont il partageait les peines avec une sincère empathie. Mais le ministre Florent Manganawè que j’ai suivi hier au journal de 20 heures à la TVT, tranchait diamétralement avec celui que j’ai connu : que s’est-il passé depuis qu’il est retourné au gouvernement ? Car il faut le signaler, il a déjà servi comme ministre de je ne sais plus quel domaine de l’hydraulique. Que s’est-il passé ? L’admiration que j’avais pour lui s’est évaporée ou plutôt s’est effondrée comme un château de cartes. Du moins, je ne l’ai pas compris. 
Je convoque ces questions : si un gouvernement doit pervertir un homme, quelle conduite faut-il tenir ? Démissionner et garder son intégrité, sa sincérité, ou servir le démon contre ses principes, ses valeurs et ses aspirations ? Un ministre sert-il en réalité ses intérêts, l’intérêt du président qui l’a nommé ou le peuple qu’il est censé servir mais qu’au contraire il sévit ? Pourquoi les gouvernements de Faure, depuis Eyadéma d’ailleurs, semblent-ils champions dans la corruption et la perversion des individus vertueux ? 
Mon épouse en citant Bongo ou Houphouët (elle ne sait plus qui des deux a tenu ses propos), m’injecte cette certitude : la bouche remplie ne parle pas. Exemple togolais vivant : Gilchrist Olympio. Il a cédé, depuis qu’il a composé le cartel malfaisant avec le RPT/UNIR, la harangue et l’invective à Fabre, plus fougueux, donc moins cohérent. Le premier carburait à la vengeance d’un père assassiné, le second rêve de prendre le pouvoir pour se venger d’un père politique qui a vendu à l’ennemi les dieux, les fétiches et tout le patrimoine d’une opposition qui est restée longtemps enceinte d’un espoir à l’état fœtal dépérissant et qui finira par disparaître de l’utérus historique du Togo. En conclusion, aucun des deux ne songe à servir le peuple togolais, ils ont des rêves en tapis rouge.

vendredi 25 octobre 2013

Bigarrures

La nuit a le regard méchant
Le soleil a la diarrhée des aubes
La mort rugit
Des flots de placentas crevés
Envahissent la vie
Le tournesol genou au sol
Redoute les crépuscules
Les nuages constipés
Trépignent  le soleil est perclus
La pluie tombe
Le berger pleure
Le paysan rit
Le ciel est stérile
Le berger pleure
Le paysan moissonne :

il délugera un siècle que chacun ira route. 

mardi 8 octobre 2013

Hors des murs

Mes prières s’enfoncent dans la terre
Je chante des cantiques qui moissonnent
Et des psaumes qui pétrissent la pâte:
Allélua aux mains mon pain est cuit
Mes bâillements se closent
Mes jurons tarissent
Et ma bouche sourit à la gloire du labeur.

                       ***
                         *
Les prières semées sur du roc
Je chante les départs
La distance est éternelle
Le temps construit des limites
Et les narines ouvertes au vent
Trient l'air à respirer:
Dieu, douce nuit
Le travail est l'aîné du soleil
Mes chants seront d'action.
Psaumes et cantiques d'incendie
Et moi de germe.

                         *** 
                           *
Fuir la lassitude des prières infécondes
Dans les synagogues.