
« C’est l’arbuste d’aujourd’hui qui grandit arbre demain… »
« Si c’est l’école, fréquente-là, parce que tu es encore un enfant »
« Si c’est un métier, apprends-le, parce que tu es encore un enfant… »
« En vérité, c’est l’enfant d’aujourd’hui qui sera grand homme demain ».
Chantait-il en 2008.
ou encore:
« Elles veulent devenir blanches, mais elles n’ont pas d’argent …»
« Une telle fille dans votre chambre, lorsqu’elle enlève son pagne, elle est toute rouge ; quand elle ôte sa chemisette, elle est toute rouge ; quand elle se débarrasse de son soutien-gorge, elle est toute rouge ; mais quand elle enlève le slip, les fesses sont toutes noires ».
Il était là à la deuxième édition de 2009. Mais il n'a pas concouru: le règlement du Festival interdit au lauréat de la précédente édition de concourir. Mais il a voulu nous gratifier de son nouveau répertoire qui a complètement effacé les concurrents de cette édition.
On l'attendait en décembre 2010. Que sera le festival sans cet homme? Plus je me pose cette question, plus la douleur me prend à la gorge. Que sera le FESTEKPE sans lui? Snif!
Les organisateurs du festival, Bassirou Ayéva en l'occurrence, prévoyait pour lui une tournée européenne. Il s'en est allé, ses lendemains ont tari. Il n'y aura plus pour lui, ni demain, ni après demain, donc aucun projet pour lui.
Sa famille, ses relations pleurent de l'avoir perdu. La culture togolaise saigne de sa perte. Cette voix, on continuera de l'écouter, mais elle s'est arrêtée de chanter pour donner un coup de torchon à nos cœurs fermentés de haine et à nos esprits pervers.
Repose en paix, cher ami, repose en paix. Ta mort décuple mon respect et mon admiration pour toi.
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